Etonnante parenté spirituelle
Une rencontre déterminante
C’est à l’âge de son adolescence que la Providence a choisi de faire les présentations entre Karol Wojtila et saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Tailleur de son métier, Yann Tyranovsky, initiateur du « Rosaire vivant » regroupant 15 jeunes gens, ressentit l’inquiétude de Karol sur l’importance qu’il donnait à sa prière à Marie , aux dépens, pensait-il, de celle qu’il devait en priorité à Jésus.
Il lui remit un jour le « traité de la vraie dévotion à Marie » de Grignion de Montfort.
La vie spirituelle du jeune Karol allait trouver un nouvel équilibre, s’approfondir et nourrir toute sa vie de Prêtre, d’Evêque et de Pape. Les conséquences allaient même orienter l’Eglise pour son entrée dans le troisième millénaire.
Personne, mieux que Jean Paul II, ne peut montrer le cheminement que déclancha la lecture de cet ouvrage.
Voici donc les confidences qu’il fit lui-même à André Frossard :
« La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. Je dis un tournant, bien qu’il s’agisse d’un long cheminement intérieur qui a coïncidé avec ma préparation clandestine au sacerdoce.
C’est alors qu’est tombé entre mes mains ce traité singulier, un de ces livres qu’il ne s’agit pas seulement « d’avoir lu ».Il lui remit un jour le « traité de la vraie dévotion à Marie » de Grignion de Montfort.
La vie spirituelle du jeune Karol allait trouver un nouvel équilibre, s’approfondir et nourrir toute sa vie de Prêtre, d’Evêque et de Pape. Les conséquences allaient même orienter l’Eglise pour son entrée dans le troisième millénaire.
Personne, mieux que Jean Paul II, ne peut montrer le cheminement que déclancha la lecture de cet ouvrage.
Voici donc les confidences qu’il fit lui-même à André Frossard :
« La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. Je dis un tournant, bien qu’il s’agisse d’un long cheminement intérieur qui a coïncidé avec ma préparation clandestine au sacerdoce.
Je me rappelle l’avoir porté longtemps sur moi-même à l’usine de soude , si bien que sa belle couverture était tachée de chaux .
Je revenais sans cesse et tour à tour sur certains passages . Je me suis aperçu bien vite qu’au-delà de la forme baroque du livre, il s’agissait de quelque chose de fondamental.
Il s’est ensuivi que la dévotion de mon enfance et même de mon adolescence envers la Mère du christ a fait place à une nouvelle attitude , une dévotion venue du plus profond de ma foi, comme du cœur même de la réalité trinitaire et christologique .
Alors qu’auparavant je me tenais en retrait de crainte que la dévotion mariale ne masque le Christ au lieu de lui céder le pas , j’ai compris à la lumière du traité de Grignion de Montfort, qu’il en allait en vérité tout autrement.
Notre relation intérieure à la Mère de Dieu résulte organiquement de notre lien au mystère du Christ. Il n’est donc pas question que l’un nous empêche de voir l’autre.
Bien au contraire : « la vraie dévotion» à la Sainte Vierge se révèle de plus en plus précisément à celui qui avance dans le mystère du Christ, verbe incarné, et dans le mystère trinitaire du salut qui a ce mystère pour centre. On peut même dire qu’à celui qui s’efforce de le connaître et de l’aimer, le Christ lui-même désigne sa Mère comme il l’a fait au calvaire pour son disciple Jean. (…)
.. Grignion de Montfort nous introduit dans l’agencement même des mystères dont vit notre foi, qui la font croître et la rendent féconde.
Plus ma vie intérie!ure a été centrée sur la réalité de la rédemption, plus l’abandon à Marie , dans l’esprit de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, m’est apparu comme le meilleur moyen de participer avec fruit et efficacité à cette réalité, pour y puiser et en partager avec les autres les richesses inexprimables’
Photo : Karol adolescent
Je revenais sans cesse et tour à tour sur certains passages . Je me suis aperçu bien vite qu’au-delà de la forme baroque du livre, il s’agissait de quelque chose de fondamental.
Il s’est ensuivi que la dévotion de mon enfance et même de mon adolescence envers la Mère du christ a fait place à une nouvelle attitude , une dévotion venue du plus profond de ma foi, comme du cœur même de la réalité trinitaire et christologique .
Alors qu’auparavant je me tenais en retrait de crainte que la dévotion mariale ne masque le Christ au lieu de lui céder le pas , j’ai compris à la lumière du traité de Grignion de Montfort, qu’il en allait en vérité tout autrement.
Notre relation intérieure à la Mère de Dieu résulte organiquement de notre lien au mystère du Christ. Il n’est donc pas question que l’un nous empêche de voir l’autre.
Bien au contraire : « la vraie dévotion» à la Sainte Vierge se révèle de plus en plus précisément à celui qui avance dans le mystère du Christ, verbe incarné, et dans le mystère trinitaire du salut qui a ce mystère pour centre. On peut même dire qu’à celui qui s’efforce de le connaître et de l’aimer, le Christ lui-même désigne sa Mère comme il l’a fait au calvaire pour son disciple Jean. (…)
.. Grignion de Montfort nous introduit dans l’agencement même des mystères dont vit notre foi, qui la font croître et la rendent féconde.
Plus ma vie intérie!ure a été centrée sur la réalité de la rédemption, plus l’abandon à Marie , dans l’esprit de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, m’est apparu comme le meilleur moyen de participer avec fruit et efficacité à cette réalité, pour y puiser et en partager avec les autres les richesses inexprimables’
Photo : Karol adolescent
Etonnante parenté spirituelle
Ma dévotion mariale ainsi modelée -je ne vous en donne aujourd’hui qu’un bref aperçu- dure en moi depuis lors.
Elle est partie intégrante de ma vie intérieure et de ma théologie spirituelle.
On sait que l’auteur du traité définit sa dévotion comme une forme « d’esclavage ». Le mot peut heurter nos contemporains. Pour moi, je ne vois là aucune difficulté. Je pense qu’il s’agit là d’une sorte de paradoxe comme on en relève souvent dans les Evangiles, les mots « saint esclavage » signifiant que nous ne saurions exploiter plus à fond notre liberté, le plus grand des dons que Dieu nous ait faits.
Car la liberté se mesure à la mesure de l’amour dont nous sommes capables...
Faisant suite à cette méditation très personnelle confiée à André Frossard, Jean Paul II s’est exprimé à une autre occasion sur son rapport à Montfort : »
« Il y eut un moment où, en quelque sorte, j’ai remis en question mon culte pour Marie, pensant qu’en prenant une importance excessive il finirait par compromettre la suprématie du culte dû au Christ.
Après avoir lu et médité le traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge », j’ai trouvé réponse à mes perplexités,
L’auteur (Grignion de Montfort) est un théologien de valeur, sa pensée mariologique est enracinée dans le mystère trinitaire et dans la vérité de l’incarnation du Verbe de Dieu. »
Photo : Jean Paul II à Lourdes en 2004





